Tout savoir sur la peau

soins de peau

Si les femmes ont depuis toujours porté une grande attention à la qualité de leur peau, ce n’est pas seulement parce qu’elle souligne leur beauté. La peau travail très dur ! Connaître ses fonctions, c’est découvrir à quel point nous devons prendre soin d’elle.

Notre peau, un atout majeur

La peau protège des agressions extérieures auxquelles nous sommes tous soumis : agressions mécaniques (choc, traumatisme), biologiques (infections bactériennes) ou atmosphériques (chaleur, froid, pollution). Elle assure la régulation thermique nécessaire à notre survie en maintenant le corps à température constante. Elle opère la synthèse de la vitamine D, qui est indispensable à notre organisme, en provenance des rayons UVB. Elle est l’organe du 5e sens, le toucher ; celui de la communication sensorielle. Elle filtre, perçoit et transmet des informations de l’extérieur vers l’intérieur et inversement. Notre peau est à la fois un petit soldat, un laboratoire de chimie est un émetteur-récepteur de très grande qualité. Résistante mais aussi fragile, elle mérite que nous la profession en retour !

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Les 3 couches de la peau

L’épiderme

L’épiderme forme les couches superficielles de la peau et constitue une véritable carapace. À sa base, les cellules se multiplient et se transforment progressivement pour aboutir, en surface, à ce que l’on appelle la couche cornée. Dans le cas d’une personne jeune, cette migration dure environ 20 jours. À partir de 30 ans, ce cycle devient de plus en plus lent, pour prendre entre 35 et 40 jours. Les cellules arrivées au terme de leur voyage sont dites mortes et se superposent régulièrement à la surface de la peau, tandis que de nouvelles naissent immédiatement pour les remplacer. 10 % de ses vieilles cellules mais les productions liquides de la peau (sueurs, sébum) se détache tous les jours par usure naturelle : il s’agit du phénomène de desquamation. En surface, l’écoulement de la sueur et du sébum par les ports forme un film hydrolipidique (mélange d’eau et de substances grasses) procurant à la couche cornée son élasticité et sa souplesse.

En outre, le pH (potentiel hydrogène) acide de ce film, compris entre 5 et 6, fait barrière aux germes étrangers et à la pollution. Conserver ou rétablir l’équilibre naturel de ce film protecteur constitue le principal objectif de la plupart des cosmétiques. C’est aussi dans l’épiderme que l’on voit se former la mélanine, éthiquement responsable de la couleur de la peau et d’une certaine protection naturelle contre les ultraviolets.

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Le derme

Le derme contient les deux éléments responsables de l’extensibilité de la peau, qui sont en d’autres termes son principal soutien : le collagène (une protéine complexe) et l’élastine (une protéine très résistante), immergé dans une substance à forte teneur en eau, un véritable réservoir hydrique.

C’est dans le derme également que se trouvent les glandes sébacées et sudoripares. Les glandes sébacées secrètent le sébum qui est riche en lipides (excepté sur les paumes et les plantes). Cette activité est déclenchée à partir de la puberté par les hormones androgènes (mâles). La production de ce lubrifiant de la couche cornée ralentie chez la femme après la ménopause : la peau se dessèche et s’affine. Les glandes sudoripares produisent la sueur et un autre liquide qui n’a rien à voir avec la sueur, mais envoie des messages olfactifs distinguant chaque individu. La sueur sert à maintenir constante la température du corps, à conserver la bonne hydratation de la couche cornée, à préserver ou à restaurer le pH acide de la peau et à filtrer les rayons UVB.

Enfin, c’est dans cette couche de la peau que se trouvent les récepteurs du toucher. La nutrition de l’épiderme et l’évacuation des déchets se font par un vaste réseau de vaisseaux capillaires (autrement dit, extrêmement fins) sanguins et lymphatiques située dans le derme.

L’hypoderme

L’hypoderme informe la couche la plus profonde de la peau. Il est composé de cellules graisseuses entre lesquels se ramifient des réseaux artériels, veineux et lymphatiques, ainsi que les nerfs sensoriels. Ce tissu qui protège les muscles et les os joue, par ailleurs, un rôle dans la régulation de la température du corps. C’est, en outre, la réserve nutritive et énergétique de l’organisme : les stocks, sous forme de lipides, les graisses alimentaires. Ces substances sont réinjectées dans le sang, sous forme d’acides gras, lorsque le corps a besoin d’être ravitaillé. C’est encore l’hypoderme qui, plus ou moins gracieusement, module les contours du visage et ceux de toute la silhouette.

Lorsque la peau vieillit

Le processus de vieillissement physiologique est génétiquement programmé et débute, d’abord de façon invisible, de l’âge de 25-30 ans. Il est accéléré par le froid, le vent, la sécheresse, le soleil, la pollution, une alimentation carencée ou déséquilibrée, le tabac et l’alcool, et le bouleversement hormonal de la ménopause. Comme une boîte noire, la peau enregistre chacun des événements qui l’agressent. Le vieillissement naturel commence par un ralentissement du renouvellement cellulaire. La couche cornée épaissit et perde sa souplesse ; l’épiderme s’amincit. La diminution du taux de mélanine rend la peau plus vulnérable aux agressions de la luminosité et de radiation solaire. Dans le derme, la régression en nombre et en qualité de fibre élastine, collagène et de la substance fondamentale a pour conséquence une diminution de l’élasticité et de la fermeté de la peau. Les premières rides apparaissent. L’activité des glandes sébacées et sudoripares décline. La couche cornée s’assèche et les rides se creusent. La peau accuse une plus grande fragilité aux agressions externes.

Les échanges entre le derme et l’épiderme s’appauvrisse. Les vaisseaux sanguins se raréfient et leurs parois durcissent et épaississent. L’irrigation sanguine et lymphatique diminue. Le teint devient plus pâle et plus terne. À ce tableau peu réjouissant s’ajoute le vieillissement provoqué par le soleil. Comme toutes les parties découvertes, la peau du visage trop souvent exposé au soleil, ce quadrille de rides profondes, se parsèment de taches claires et foncées et devient rugueuse.

Les radicaux libres

Ce sont des atomes qui lorsqu’ils sont produits en surnombre par les radiations UV, la pollution, la fumée de tabac, l’alcool, désorganise les cellules. Ce phénomène entraîne des signes visibles de vieillissement de la peau (rides et taches brunes). Plus grave et plus insidieuse et la déstabilisation des molécules d’ADN et donc du code génétique, conduisant au développement de cancers. Quand notre organisme se révèle incapable de faire face aux agressions trop répétées, l’apport d’antioxydant renforce la lutte contre les radicaux libres et donc contre le vieillissement.

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