Le programme RNPC, une innovation majeure dans le milieu médico-diététique

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La société française Groupe Ethique & Santé a mis au point une méthode de Rééducation Nutritionnelle et Psycho-Comportementale (RNPC). Reconnue par des experts internationaux et disposant d’une importante légitimité scientifique, ce programme représente une avancée majeure dans la lutte contre l’obésité et la surcharge pondérale.

En Europe, 80 % des maladies mortelles pourraient être évitées par une action efficace contre la surcharge pondérale et la sédentarité. En contribuant de façon importante à l’apparition de maladies chroniques (diabète, hypertension artérielle, apnée du sommeil…), ces deux facteurs constituent un risque majeur pour la santé.

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Pour lutter contre ce « mal du siècle », plusieurs chercheurs de renommée internationale contribuent à améliorer un programme de prise en charge de la surcharge pondérale, le programme de Rééducation Nutritionnelle et Psycho-Comportementale (RNPC). Cette thérapeutique non-médicamenteuse se veut avant tout fondée sur la mise en relation entre médecins et patients, et s’appuie sur de nombreuses études scientifiques. Ses résultats, autant sur la perte de poids que sur la stabilisation pondérale, semblent illustrer une avancée majeure dans le combat contre les maladies associées la surcharge pondérale.

Une application directe de l’étude DiOGenes

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Toutes les recommandations scientifiques et médicales mettent en avant l’application des règles hygiéno-diététiques pour traiter la surcharge pondérale et réduire les risques de maladies chroniques qui y sont liées. Néanmoins, selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), 90 % des personnes ayant suivi un régime sans suivi médical reprennent le poids qu’ils avaient perdu.

Pour répondre à ce problème, le réseau RNPC a fait le choix de mettre en application directe la plus grande étude européenne menée sur la nutrition, l’étude DiOGenes (Diet, Obesity and Genes), publiée dans le New England Journal of Medicine en 2010. En effet, selon les auteurs de cette étude, la stabilisation de la perte de poids initiale doit être obtenue grâce à un suivi régulier d’un professionnel de santé. Du côté nutritionnel, l’étude DiOGenes recommande également une répartition spécifique des macronutriments pour la stabilisation du poids : 45 % de glucides à index glycémique bas, 30 % de lipides et 25 % de protéines. Enfin, l’étude explique que l’emploi de substituts de repas enrichis en protéines est la meilleure solution pour une perte de poids initiale rapide.

Le programme RNPC reprend intégralement les constats et recommandations de cette étude. Tout d’abord, il conseille, tout comme l’indique l’étude DiOGenes, la réalisation de deux repas à base de viandes, poissons, œufs (VPO) et légumes ainsi que l’utilisation de substituts de repas enrichis en protéines, appauvris en glucides et en lipides et supplémentés en vitamines et en sels minéraux pour la perte de poids initiale. L’encadrement par le personnel para-médical est également fondamental, tout d’abord pour s’assurer que la perte de poids se fasse de la façon la plus sûre qui soit pour le patient, mais aussi et surtout pour la phase de stabilisation pondérale. Le réseau RNPC conseille ainsi aux patients suivant son programme un suivi intensif, toutes les deux semaines, avec un diététicien diplômé d’État et formé spécifiquement à la bonne réalisation du programme RNPC par l’organisme de formation interne du groupe, certifié QUALIOPI « Le diététicien joue un rôle clé : il rend compte au médecin tous les mois, par des comptes-rendus très médicalisés. Ce suivi est indispensable – l’efficacité des médicaments devenant beaucoup plus importante lorsqu’il y a perte de poids, le médecin peut adapter les traitements de son patient, le plus souvent en diminuant les doses voire en les supprimant, en fonction de son état physique », explique Rémy Legrand, Président et fondateur du réseau RNPC. La liaison permanente avec le corps médical à chaque étape du programme est donc un des facteurs clés de la réussite de la méthode RNPC, qui avance d’excellents résultats.

Une perte de poids stable et rapide, gage de réussite

L’OMS estime qu’une perte de poids de 3 à 5 % maintenue sur six mois peut être considérée comme une réussite. En outre, des études ont prouvé que plus la perte de poids est importante, plus les bénéfices le sont également : pour une perte de poids de 15 %, on observe une rémission de la fibrillation auriculaire, du diabète de type 2, et de la stéatohépatite non alcoolique chez 90 % des patients. Partant de là, le réseau RNPC a mené deux études cliniques pour tenter de connaître l’efficacité de son programme sur la perte de poids et la stabilisation pondérale.

Une première étude a ainsi été réalisée en 2018 en collaboration avec l’équipe du Professeur Arne Astrup, directeur du département Exercice, Nutrition et Sports à la faculté de science de Copenhague et président du comité scientifique du réseau RNPC. L’étude, publiée dans la revue internationale Obesity Medicine en 2018, révèle que, « sur les 12 179 patients inclus dans l’étude, 89 % ont achevé la phase d’amaigrissement au cours de laquelle ils ont perdu en moyenne 11 % de leur poids initial ». À titre de comparaison, une étude australienne publiée en 2011 avait démontré que la perte de poids moyenne sur un an de régime réalisé avec la méthode « Weight Watchers » était de 5 %.

Concernant la stabilisation pondérale, les résultats sont également sans appels : « Sur une cohorte de 2 996 patients, non seulement les patients n’ont pas repris le poids perdu après la phase d’amaigrissement, mais ils ont perdu encore 6 % de leur poids initial pendant les deux premières phases de stabilisation, soit 17 % au total », ajoute Rémy Legrand. Des études internes ont également démontré que l’adhésion et l’observance des patients au programme étaient élevées, en grande partie parce que la perte de poids initiale était rapide. Une corrélation qui avait déjà été confirmée par une étude publiée en 2010 dans Lancet.

Une amélioration significative de l’état de santé des patients

« Nous recevons parfois des cas très graves ; des diabétiques qui perdaient la vue si on ne stabilisait leur poids et leur glycémie, des personnes devant être amputées d’un pied et que l’on n’ampute finalement pas, des greffes rénales au départ impossibles mais rendues possibles après une perte de poids conséquente à la suite de notre programme… » (LIEN ITV 02), explique Rémy Legrand. En effet, plusieurs études récentes ont montré les effets bénéfiques du programme RNPC, sur l’organisme et la santé des patients.

Selon une étude réalisée en 2019 et publiée dans Obesity Medicine, sur 10 809 patients de la cohorte RNPC ayant terminé la phase d’amaigrissement, 68 % des individus qui présentaient un syndrome métabolique et 78 % des personnes qui présentaient une stéatohépatite métabolique ont vu ces pathologies résolues par la perte de poids.

Sur la fonction rénale des patients, une étude a été réalisée récemment en collaboration avec le Pr Philippe Zaoui, qui dirige le service de néphrologie du CHU Grenoble Alpes. Les résultats, publiés en janvier 2022 dans le journal scientifique Nutrients, montrent une augmentation globale de la fonction rénale au cours des deux premières phases du programme chez les patients avec un débit de filtration glomérulaire (DFG) normal, atteints d’insuffisance rénale chronique (IRC) de grade 2 et 3. Chez les patients hyperfiltrants, l’étude a montré que le DFG avait diminué. 

Enfin, le réseau RNPC, va lancer une grande étude d’intervention et de suivi prospective, d’une durée de 5 ans portant sur une cohorte de 10 000 patients, intitulée « Étude SCOOP-RNPC ». Le but est de réaliser une évaluation prospective de l’efficacité du programme RNPC sur la perte de poids, l’amélioration du risque et des maladies cardiométaboliques, mais aussi concernant l’évolution des prescriptions de médicaments. Les patients seront suivis pour une durée totale de sept ans (deux ans d’observance du programme RNPC, puis cinq ans de suivi a posteriori). L’étude aura pour but de confirmer les résultats cliniques et les prospectives réalisées sur le programme RNPC, notamment concernant l’amélioration globale de l’état de santé des patients.

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