La gemmothérapie, pour se soigner sainement – Blog Santé & Bien-être

Ce que l’on retrouve dans nos assiettes est au cœur d’une préoccupation grandissante : nous sommes de plus en plus nombreux à nous préoccuper de notre santé au sens large. Les scandales à l’image du Médiator, de la métopimazine contenue dans le vogalène ou encore le dioxyde de titane utilisé dans l’agro-alimentaire et l’industrie pharmaceutique, jettent le discrédit sur les outils quotidiens de notre santé. Si est du domaine du possible de bien manger tout en se régalant, il est également possible de mieux de soigner. Homéopathie, gemmothérapie, phytothérapie, acupuncture, thérapies manuelles … les médecines douces sont en plein essor et font de plus en plus d’adeptes, dans la veine de la tendance « healthy food » d’ailleurs. Gros plan sur l’une d’entre elles : la gemmothérapie.

La gemmothérapie

Communément appelée « médecine par les bourgeons », la gemmothérapie fait partie de la grande famille des phytothérapies. Elle emploie tout particulièrement les tissus embryonnaires d’origine végétale que sont les bourgeons, les jeunes pousses et les radicelles afin de soigner certaines affections. Ces derniers macèrent alors dans un mélange d’eau, d’alcool et de glycérine afin de concentrer les principes actifs des végétaux. L’utilisation des tissus embryonnaires n’est pas récente. Et pour cause, elle remonte au Moyen Âge, où les alchimistes confectionnaient des sirops pour soigner les maladies respiratoires en particulier. Ce n’est qu’au cours des années 60 et 70, que successivement les médecins Pol Henry et Max Tétau, grâce à leurs recherches que la gemmothérapie « naît ». 

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Les bienfaits de la gemmothérapie

Les tissus embryonnaires des plantes contiennent toutes les cellules et les composants de la future plante : racine, feuille, tige, fleur. Ces derniers contiennent alors une kyrielle d’acides aminés mais aussi de nombreux micronutriments comme des antioxydants, des enzymes, des phytohormones de croissante, des polyphénols notamment. Bien entendu, leurs vertus thérapeutiques dépendent alors de la plante d’origine : le macérat de cassis est employé notamment pour l’énergie alors que celui du sapin est préconisé pour soigner la toux. Le recours à la gemmothérapie permet alors de réguler des fonctions défaillantes du métabolisme : surpoids, immunité, élimination, circulation par exemple.

Les bourgeons les plus employés

Les bourgeons d’aubépine sont utilisés pour les problèmes de circulation.

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Ceux de bouleau sont considérés comme efficaces dans le traitement de la polyarthrite.

Ceux de figuier, agissent sur le système endocrinien, luttent contre la fatigue mentale et mentale.

Ceux de gui contribuent au traitement des maladies cardiovasculaires.

Ceux de noyer, sont précieux en cas d’intolérance alimentaire avec des douleurs et des ballonnements. 

Ceux de tilleul – mais aussi de romarin et d’amandier – sont indiqués pour nettoyer l’organisme de ses déchets. 

Les bourgeons contiennent des propriétés spécifiques d’une plante à l’autre. Dans la pratique, il convient de se rapprocher d’un herboriste, d’un phytothérapeute, d’un homéopathe, d’un naturopathe ou de tout autre thérapeute ayant des connaissances sur les plantes médicinales pour trouver les bourgeons adaptés à sa situation. En marge, la pratique d'une activité physique régulière présente elle aussi de nombreux bienfaits. 

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