vaccins obligatoires

La liste des vaccins obligatoires en France en 2020

Depuis 2018, les vaccins obligatoires ont augmenté. Nous allons voir quels sont les vaccins obligatoires, pourquoi ils sont devenus obligatoires.

Les vaccins obligatoires avant 2018

Jusqu’en 2018, les seuls vaccins obligatoires étaient :

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La diphtérie

La diphtérie est une maladie due à une bactérie (Corynebacterium diphtheriae). Très contagieuse, elle se transmet de personne à personne par la toux et les éternuements. Les signes de la diphtérie sont ceux d’une angine, avec fièvre, gonflement du cou et maux de tête. L’angine est caractéristique avec la formation de fausses membranes dans la gorge qui recouvrent le voile du palais et les amygdales, et peuvent s’étendre et entraîner la mort par asphyxie. La gravité de la maladie est essentiellement liée au fait que la bactérie secrète une toxine. Lorsque la toxine se diffuse dans le sang, elle peut entraîner des complications graves (atteinte du cœur et du système nerveux). Le traitement repose sur l’injection de sérum antitoxine et d’antibiotique. La diphtérie est une maladie à déclaration obligatoire en France.

Le tétanos

Le tétanos est une maladie aiguë grave, souvent mortelle en l’absence de prise en charge lourde (réanimation). Elle est due à une toxine produite par une bactérie (Clostridium tetani) naturellement présente dans la terre. La contamination peut s’effectuer par n’importe quelle blessure, coupure ou plaie banale. Cette maladie n’est pas contagieuse. Le tétanos se manifeste par des contractures musculaires intenses, des spasmes et des convulsions. L’atteinte des muscles respiratoires peut entraîner le décès par asphyxie. Le traitement repose sur des antibiotiques, l’administration d’antitoxine et les soins de réanimation. Le tétanos généralisé est une maladie à déclaration obligatoire en France. Le tétanos reste fréquent dans les pays en développement, en particulier chez les nouveau-nés à la suite d’une contamination lors d’un accouchement à domicile. Devenue exceptionnelle dans les pays industrialisés grâce à la vaccination, la maladie touche principalement les personnes âgées non ou mal vaccinées. »

La poliomyélite

La poliomyélite est une maladie due à l’un des trois poliovirus existants, principalement présents dans les selles des personnes infectées. La transmission se fait par l’ingestion d’aliments, d’eau ou de boissons contaminés par les selles d’une personne porteuse du virus. La transmission peut également se faire à partir des virus présents dans la gorge des individus infectés. L’infection est inapparente dans environ 75% des cas. Elle peut également se traduire par de la fièvre, une sensation de malaise, des maux de tête, des troubles gastro-intestinaux, une raideur de la nuque et du dos. Chez un petit nombre de personnes, le virus atteint la moelle épinière et les neurones qui commandent les muscles, et entraîne des paralysies qui peuvent persister après la guérison de la maladie initiale. Avant la vaccination, la poliomyélite représentait la principale cause de handicaps chez l’enfant. La maladie peut évoluer vers le décès. Il n’existe pas de traitement spécifique des virus de la poliomyélite. La poliomyélite est une maladie à déclaration obligatoire en France.

Les vaccins devenus obligatoires depuis 2018

vaccination pour les enfants Depuis 2018 il faut en ajouter 8 :

La coqueluche

La coqueluche est une infection respiratoire due à une bactérie (Bordetella pertussis) très contagieuse. Elle se transmet de personne à personne, en particulier par les gouttelettes de salive émises lors de la toux. La maladie se manifeste par une toux devenant quinteuse, épuisante et répétée, de jour comme de nuit et durant plusieurs semaines. Ces quintes peuvent entraîner des vomissements. Chez le petit nourrisson, la toux peut s’aggraver et conduire à l’hospitalisation. Le traitement de la coqueluche repose sur la prise d’antibiotiques parfois en hospitalisation, notamment pour les enfants de moins de 3 mois. La coqueluche peut être grave chez les bébés, les femmes enceintes et les personnes âgées. Les bébés sont le plus souvent contaminés par un adulte : il s’agit de l’un des parents dans environ 50% des cas. La maladie n’est pas immunisante : il est possible d’attraper plusieurs fois la coqueluche, d’où l’utilité de faire, au cours de la vie, les rappels recommandés dans le calendrier des vaccinations.

La haemophilus influenzae b (HIB)

La bactérie Haemophilus influenzae de type b, appelée couramment « Hib », est très répandue. Elle se retrouve facilement dans les voies aériennes supérieures (nez, gorge). Elle peut être transmise par les gouttelettes de salive des personnes infectées. Cette bactérie peut entraîner des infections locales, comme une otite ou une épiglottite, infection de l’arrière gorge (larynx) pouvant entraîner une asphyxie. Elle peut également se disséminer dans l’organisme par le sang (septicémie) et provoquer des méningites (infections des enveloppes du cerveau). Environ 95% de ces infections invasives surviennent avant l’âge de 5 ans.

L’hépatite B

Les méningites à Haemophilus influenzae b peuvent être mortelles ou laisser des séquelles graves (surdité, cécité) dans environ 15% des cas malgré un traitement antibiotique réalisé en milieu hospitalier

L’hépatite B est une infection du foie causée par le virus de l’hépatite B (VHB). Ce virus se transmet par le sang et par les autres fluides corporels, essentiellement les sécrétions vaginales et le sperme.

La contamination est donc possible par :

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  • les relations sexuelles non protégées ;
  • le partage d’objets de toilette (brosses à dents, coupe-ongles, rasoirs…), parce qu’ils peuvent contenir des gouttelettes de sang ;
  • une seringue contaminée chez les usagers de drogues ;
  • la réalisation d’un tatouage ou d’un piercing avec un matériel non ou mal stérilisé…

Une mère infectée peut également transmettre le virus à son bébé lors de l’accouchement.

Souvent inapparente, l’infection peut se manifester par les symptômes suivants : une jaunisse, des maux de ventre, des nausées et vomissements, de la fièvre ou une grande fatigue. Différentes évolutions sont possibles :

  • Dans plus de 90% des cas, l’hépatite B aiguë guérit spontanément en quelques semaines.
  • Très rarement, elle peut évoluer vers une hépatite fulminante, une forme grave d’atteinte du foie pouvant nécessiter une greffe.
  • Dans 5% des cas, le virus va persister dans le sang pendant des mois, des années, parfois à vie : on parle alors d’hépatite B chronique. En cas de transmission mère-enfant au moment de l’accouchement, la maladie évoluera chez le nouveau-né vers une forme chronique dans 90% des cas.

L’hépatite B chronique évolue lentement pendant des mois, voire des années, vers des lésions du foie qui peuvent mener à la cirrhose et au cancer. Le traitement de l’hépatite B, lorsqu’il est nécessaire, vise à ralentir la progression de la maladie et à diminuer le risque de complications.

On estime que 350 millions de personnes sont porteuses d’une hépatite B chronique dans le monde. En Afrique subsaharienne et dans l’est de l’Asie, 5 à 10% de la population adulte sont chroniquement infectés.

L’efficacité du vaccin à réduire le nombre de cas d’hépatite B et ses complications, en particulier les cancers du foie, a été démontrée dans les pays touchés par la maladie, où le nombre de cas a très nettement diminué.

La vaccination des nourrissons, des adolescents non vaccinés dans l’enfance et des adultes à risque devrait permettre de faire disparaitre cette infection grave.

Les infections graves à méningocoques C

Les infections à méningocoques sont dues à une bactérie, Neisseria meningitidis, principalement de sérogroupes A, B, C, W et Y. En France, les principaux sérogroupes sont le B et le C. Les méningocoques peuvent être présents dans l’arrière de la gorge, sans pour autant rendre malade : 5 à 10% de la population sont porteurs de la bactérie sans symptômes. La contamination se produit par des contacts proches et prolongés avec un porteur du germe. Cette bactérie se transmet, par exemple, par la toux ou les postillons. Dans certains cas, les méningocoques peuvent se multiplier et passer dans le sang : on parle d’« infection invasive à méningocoque » (IIM).

Les formes les plus graves des infections à méningocoques sont les méningites (infections du liquide et des membranes qui enveloppent le cerveau) et les septicémies. Elles peuvent conduire au décès ou laisser des séquelles importantes. L’apparition sur le corps de taches rouges ou violacées qui s’étendent très rapidement est le signe d’un purpura fulminans, une complication redoutable, mortelle dans 20 à 30% des cas en quelques heures en l’absence de traitement administré en urgence. Les infections invasives à méningocoques sont, en France, des maladies à déclaration obligatoire.

En France, les infections graves à méningocoques touchent environ 600 personnes par an (deux tiers de méningites, un tiers de septicémies). Les personnes les plus touchées sont les enfants de moins d’1 an, les enfants entre 1 et 4 ans et les jeunes adultes non protégés de 15 à 24 ans.

Le pneumocoque

« Le pneumocoque est une bactérie responsable d’infections fréquentes telles que des otites, des sinusites, des pneumonies et aussi des septicémies ou des méningites (infections de l’enveloppe du cerveau). Ces infections touchent plus souvent les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes atteintes de maladies chroniques ou qui suivent un traitement qui diminue leurs défenses contre les infections. Le pneumocoque est la première cause de méningite chez l’enfant comme chez l’adulte. Les séquelles des méningites à pneumocoque (surdité, handicap) sont fréquentes (dans environ un tiers des cas), même après un traitement par des médicaments antibiotiques en milieu hospitalier.

La transmission des pneumocoques se produit entre personnes, par contact direct et étroit avec la personne infectée ou porteuse lors de baisers, de toux, ou d’éternuements. Les infections à pneumocoque peuvent compliquer une infection virale comme la grippe.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime à plus de 800 000 le nombre d’enfants de moins de 5 ans qui meurent chaque année des suites d’une infection due au pneumocoque dans le monde. Au début des années 2000, avant la vaccination des nourrissons, chaque année, le pneumocoque était responsable en France de plus de 130 000 pneumonies, de plus de 6 000 septicémies et d’environ 700 méningites. »

La rougeole

La rougeole est une maladie très contagieuse due à un virus qui se transmet très facilement par la toux, les éternuements et les sécrétions nasales, Une personne contaminée par la rougeole peut infecter entre 15 et 20 personnes ! Les premiers signes de la rougeole peuvent apparaître 10 à 12 jours après avoir été exposé au virus. Au début, la maladie se manifeste par une fièvre (température) montant rapidement, avec une toux de plus en plus marquée, le nez qui coule, les yeux rouges qui pleurent, un malaise général et une fatigue importante. Après 3 ou 4 jours de fièvre élevée, l’éruption avec des boutons sur la peau commence, d’abord au niveau de la tête pour s’étendre ensuite sur le corps. La maladie aiguë dure une bonne semaine et occasionne une grande fatigue. Il n’existe pas de traitement spécifique du virusde la rougeole et la plupart des personnes atteintes guérissent en deux à trois semaines mais peuvent rester fatiguées plusieurs semaines.

Des complications dues au virus même ou à des surinfections peuvent survenir : laryngite, otite, pneumonie et, plus grave, encéphalite pouvant entraîner la mort ou de possibles séquelles. Les hospitalisations pour complications sont plus fréquentes chez les nourrissons de moins d’1 an, les adolescents et les adultes.

La période de contagion commence 5 jours avant l’éruption cutanée (apparition des boutons) et dure jusqu’à 5 jours après >le début de l’éruption.

En 1980, >avant que la vaccination ne se généralise, on estimait le nombre de décès dus à la rougeole à 2,6 millions par an dans le monde. En France, il y avait plus de 600 000 cas chaque année. La rougeole est une maladie que l’on peut espérer faire disparaître complètement grâce à la vaccination.

La rougeole est une maladie à déclaration obligatoire en France.

Les oreillons

Les oreillons correspondent à une maladie très contagieuse due à un virus (virus « ourlien »). Elle se transmet par l’intermédiaire de gouttelettes de salive contenant du virus. Dans 20 à 30% des cas, il n’y aucun symptôme et l’infection passe inaperçue. Les oreillons se manifestent également par de la fièvre et un gonflement important et douloureux des glandes salivaires situées en-dessous des oreilles (glandes parotides). L’incubation dure environ deux à trois semaines. La personne est contagieuse plusieurs jours avant de présenter des signes et peut donc transmettre la maladie.

La maladie peut provoquer des complications graves : méningite, surdité, inflammation du pancréas ou des testicules (pouvant entraîner exceptionnellement une stérilité chez le garçon après la puberté). Il n’existe pas de traitement spécifique du virus des oreillons.

La rubéole

La rubéole est une maladie contagieuse très fréquente due à un virus. Avant la vaccination, elle touchait le plus souvent les enfants. Présente partout dans le monde, elle se transmet surtout par voie aérienne respiratoire lors de contacts avec une personne porteuse du virus, qu’elle ait ou non des symptômes. En effet, dans environ la moitié des cas, les personnes infectées ne présentent pas de signe. Lorsqu’ils sont présents, les symptômes peuvent commencer par une fièvre aux alentours de 38° C et une sensation de malaise général. Des boutons apparaissent ensuite, sur le visage puis sur le reste du corps. Cette poussée dure de deux à trois jours. Il n’existe pas de traitement contre l’infection par la rubéole.

Cette maladie est bénigne, sauf chez la femme enceinte. En effet, elle peut être responsable de graves malformations chez le futur bébé (lésions cérébrales, retard mental, atteintes oculaires ou atteintes auditives, etc.) lorsque les femmes enceintes contractent la rubéole dans les premiers mois de la grossesse. Il est donc indispensable que toutes les femmes en âge d’avoir des enfants soient vaccinées.

La rubéole est une maladie à déclaration obligatoire en France (décret du 7 mai 2018).

Finalement, certains vaccins n’étaient pas obligatoires mais quand même fait par certains (notamment le ROR).

Pourquoi rendre les vaccins obligatoires ?

Les maladies infantiles comme la rougeole ayant refait leur apparition en France ces dernières années, il fallait éradiquer le problème. Ces maladies ne sont pas anodines et peuvent avoir de graves conséquences. Malgré le fait que ce soit des maladies infantiles, il est possible en tant qu’adulte de les attraper et c’est beaucoup plus grave et plus compliqué.

La mise en place de la vaccination obligatoire ne sert pas uniquement à protéger son enfant mais également les autres.

Cette obligation est arrivée après une étude menée suite à la réapparition de certaines maladies infantiles. Il a été montré que ces maladies étaient de retour suite à une insuffisance de la couverture vaccinale.

Pour ou contre, un autre débat

Bien entendu, il y a des pour et des contre. Ici nous ne sommes pas là pour dire si c’est bien ou pas bien mais juste informer les parents et futurs parents de la législation en vigueur.

Si votre enfant est amené à être en structure collective, les vaccins devenaient obligatoires. Sans cela, certains parents faisaient d’eux même vacciner leurs enfants. On arrive juste à un équilibre où tout le monde à compter des naissances du 1 er janvier 2018 seront vaccinés.

Comment ça se passe ?

Attention cependant, il y a 11 vaccins obligatoires mais certains sont regroupés en réalité votre enfant ne recevra pas 11 piqures dès la naissance.

Le calendrier simplifié de vaccination mis en place par le gouvernement est le suivant : Calendrier simplifié vaccination 2020

En somme, il y a e réalité 4 vaccins différents car certains vaccins sont regroupés (par couleurs dans le calendrier ci-dessus). Le premier vaccin a lieu à l’âge de 2 mois. Ensuite il y a des vaccins tout au long de la vie pour les rappels. Toutes les informations à propos de la vaccination se trouve sur le site https://vaccination-info-service.fr/.

Auteur de l’article : aurelie

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