Spedra, une alternative viable aux pilules magiques

L’enquête CSF (Contexte de la Sexualité en France) nous révèle que 15% des Français rencontrent des problèmes d’érection au moins une fois au cours de leur vie. Une prévalence d’autant plus importante avec l’âge que 20% de nos seniors souffrent presque en permanence de la dysfonction érectile. Pour renforcer la prise en charge de ce trouble, aux traitements historiques tels que le Viagra et le Cialis s’ajoute le Spedra, la marque commerciale sous laquelle est commercialisé le médicament Avanafil. Le Spedra appartient à la famille des médicaments appelés « inhibiteurs de la PDE-5 » (phosphodiestérase de type 5). Comme le Cialis, le Viagra et le Tendra, il est préconisé chez les hommes souffrant d’impuissance en améliorant la réponse érectile en présence d’une stimulation sexuelle.

Comment fonctionne le Spedra ?

Le Spedra est disponible en trois présentations aux différents dosages : 50 mg, 100 mg et 200 mg. Il est accessible seulement sur ordonnance ou sur consultation d’un médecin, qui recommandera le plus souvent la dose de 100 mg. Ce dosage initial est revu à la baisse (50 mg) en cas d’hypersensibilité ou, au contraire, revu à la hausse (200 mg) en cas d’insuffisance. Dans tous les cas, il est déconseillé de prendre plus d’un comprimé par jour, sous peine de décupler les effets indésirables du médicament. Le médicament se prend avec un peu d’eau (le repas pourrait retarder son action) une demi-heure avant le rapport sexuel, afin de lui laisser le temps de se répartir dans le sang.

Bon à savoir :

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Il faut savoir que le Spedra, comme ses homologues d’ailleurs, n’a aucune action sur le désir sexuel ni la libido chez la gente masculine. Il n’est donc efficace qu’en présence d’une stimulation sexuelle. L’action du Spedra se concentre dans l’inhibition d’une enzyme de la phosphodiestérase de type 5, présente dans différents tissus corporels et principalement dans le corps caverneux du pénis. Elle permet de maintenir le taux de guanosine mono-phosphate dans les cellules du muscle lisse : si vous n’êtes pas stimulé, votre cerveau ne stimulera pas la libération d’oxyde nitrique et ne produira pas de guanosine mono-phosphate.

Pour combien de temps ?

Un atout du Spedra est qu’il fonctionne presque instantanément par rapport aux inhibiteurs de la PDE-5. En fait, il est absorbé rapidement pour frôler une concentration maximale en seulement 30 minutes. Environ deux tiers des hommes peuvent même commencer leurs ébats sexuels en moins de 15 minutes après la prise du comprimé. Les effets du médicament durent, quant à eux, 4 heures ou plus.

Quels effets secondaires ?

Malgré son efficacité  et sa fiabilité reconnues par les professionnels de santé, Spedra ne convient pas à tout le monde et n’est pas toujours fiable dans 100% des cas. Ainsi, des effets secondaires, certes légers et brefs, risquent d’apparaître : maux de tête, bouffées de chaleur et congestion nasale. La nature et la gravité des effets secondaires peuvent varier en fonction de l’état de santé et de la tolérance du patient.

De récentes études ont fait état de la possible interaction du jus de pamplemousse dans les effets du Spedra dans l’organisme. Ainsi, le jus de pamplemousse devrait être évité dans les 24 heures précédant la prise du médicament. De même, la prise d’alcool avec le Spedra engendre des effets incontrôlés tels que la palpitation et l’hypotension artérielle, sans oublier que les boissons alcoolisées risqueraient de diminuer votre capacité à bander.

Qu’en est-il des interactions médicamenteuses ?

Il est évident que le Spedra, comme ses homologues, interagit avec de nombreux médicaments. La liste suivante, loin d’être exhaustive, vous renseigne sur ces médicaments, mais il est toujours préférable d’informer votre médecin de tous les traitements que vous suivez, en particulier :

  • Les médicaments à base de nitrate (nitroglycérine, mono-nitrate ou di-nitrate d’isosorbide, tri-nitrate de glycéryle) ;
  • La cimétidine, l’érythromycine ;
  • Les antifongiques azolés (itraconazole, kétoconazole) ;
  • Les médicaments rifamycines comme la rifampicine ;
  • Les agents alpha-bloquants, prescrits pour la maladie de la prostate ou l’hypertension artérielle ;
  • Les nitrates de ritonavir, d’amyle, de butyle ou d’isopropyle.

En somme, avant de prendre tout médicament contre la dysfonction érectile, il est indispensable d’aviser un professionnel de santé et, bien entendu, de lire la notice d’utilisation fournie dans l’emballage.

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